Quand l’IA générative dérange-t-elle ? Si l’on considère les problèmes et conflits dans la création, les situations suivantes sont au premier plan – avec le droit d’auteur comme point final.
1. Subjectivité. L’IA n’est ni un·e auteur·rice ni un expéditeur. Quiconque écrit à partir de ses propres expériences, vécus et connaissances devrait écrire de manière humaine. Une odeur de machine nuit à l’authenticité.
2. Relations. L’IA ne nourrit pas ce qui se passe entre les personnes. Quiconque cherche à établir et à renforcer le lien avec le ou la destinataire ou le public devrait laisser transparaître sa propre chaleur. L’intelligence linguistique statistique refroidit les propres messages.
3. Art du langage ou de l’image. Encore plus puissante et durable que l’IA, la langue humaine, avec ses possibilités infinies. Quiconque veut et peut une individualité linguistique met à juste titre l’IA de côté.
4. Preuve de performance. Si le texte doit aussi montrer : Je sais faire !, alors l’IA est un outil trompeur. Car il n’est plus possible de reconnaître, à la sortie, ce qui vient de l’être humain et ce qui vient de la machine. Si une compétence doit être évaluée, l’IA n’a pas sa place.
5. Durabilité. La compétence linguistique se perd tôt ou tard par la simple évaluation et sélection – chez les individus comme dans les équipes. Les auteur·rice·s peu à l’aise avec la langue peuvent compenser avec l’IA, mais seront rattrapé·e·s par toutes les personnes qui savent utiliser l’IA, et dépassé·e·s par celles qui savent aussi faire sans l’IA.
6. Éviter les raccourcis. Quiconque commence avec l’IA utilisera de plus en plus l’IA – parce que c’est si confortable. Le contrôle et la responsabilité – dans le journalisme : la position – ne suffisent pas. Si l’on veut comprendre et assumer toutes les propositions de l’IA, les gains d’efficacité et de qualité fondent rapidement.
7. Droit d’auteur. La créativité humaine ne conduit à un objet protégé que s’il y a une autorialité dans l’expression, le choix et l’agencement. Les professionnel·le·s du texte et les personnes qui publient se garderont bien de renoncer au ©.
Les signaux de prudence 1 à 6 concernent la confiance et la responsabilité des auteur·rice·s professionnel·le·s et des organisations. Ils n’ont pas de signification juridique directe. Mais l’indication numéro 7 touche au cœur du sujet : est-on encore dans le métier ? Quiconque néglige le droit d’auteur lors de l’utilisation de l’IA ne publie plus de valeurs patrimoniales.